Concours de Bande Dessinée Talents Africains 2018


Concours de Bande Dessinée

 Talents Africains 2018



Dans le cadre de la 12ème  édition du Forum International de la Bande Dessinée de Tétouan (FIBD-Tétouan 12) qui aura lieu cette année du 02 au 06 mai 2018  sous le thème « La bande dessiné entre le récréatif et le pédagogique », pour faire du Maroc une plateforme réelle, pour la découverte de la BD africaine ; originale et authentique et aussi pour montrer et confirmer son attractivité, à travers des auteurs bédéistes africains et à travers la présence de l’Afrique dans la BD.
L’Institut National des Beaux-arts de Tétouan (INBA) et l’association « Chouf » pour la promotion de la bande dessinée au Maroc, sous l’égide du Ministère de la Culture, organisent, le concours africain TALENTS AFRICAINS 2018.

Participation :
1-  Ce concours est gratuit, ouvert aux créateurs de bande dessinée africains, âgés de plus de 17 ans et n’ayant jamais été édités professionnellement. Les jeunes auteurs marocains qui ont reçu les subventions de ministère de culture pour publier leurs propres albums ne sont  pas exclus de la participation au concours.

2- La participation au concours est limitée aux 10 meilleurs dossiers sélectionnés par le jury du concours.

3- Le participant doit envoyer, par email ou par courrier, avant le 10 Avril 2018:

Une bande dessinée présentant une histoire complète avec titre, d’expression française, arabe, anglaise, espagnole ou sans parole, en une, deux ou trois planches originales maximum (les sorties imprimante sont considérées comme originales), en noir et blanc ou en couleurs, en plus d’une couverture portant clairement le titre de la bande dessinée, en format A3... Le thème est libre. Tous les styles et tous les genres sont autorisés, sous réserve du respect de l’ordre public et des bonnes mœurs.
Une biographie de(s) auteur(s)
 Travaux antérieurs, croquis ou recherches...
Un CV de(s) auteur(s)


PS : Le simple fait de participer au concours implique l’acceptation, sans réserve du règlement du concours dans son intégralité. (Voir le règlement complet du concours sur le site de l’association).

Sélection :
1- Les 10 premiers auteurs de BD sélectionnés seront invités au Forum du jeudi  03  au dimanche 06 Mai 2018. Seuls les frais de séjour et de restauration seront pris en charge par le forum.
2 - le jury désignera parmi les 10 travaux retenus, les 3 meilleures bandes dessinées pour les 1er, 2ème et 3ème prix du concours «Talents Africains 2018 ». Ces derniers seront remis aux lauréats lors de la cérémonie de clôture du forum.
3- Les lauréats gagnants, qui n’ont pas pu assister au forum, leurs prix seront envoyés par l’ambassade de leur pays.
4- Les 10 premiers travaux retenus feront l’objet d’une exposition lors de la 12ème édition du Forum, intitulée « Exposition du concours Talents Africains 2018 ».
5- Tout dossier incomplet sera refusé.
6- La liste des 10 participants sélectionnés sera rendue publique au plus tard le 20 Avril 2018 sur le site de l'association :
http://chouflabd.blogspot.com

Prix :
Les prix “Talents Africains” seront distribués ainsi :
1er prix : 10 000 MAD
2ème prix : 7 000 MAD
3ème prix : 5 000 MAD

Contacts :
Institut National des Beaux Arts (INBA)
Avenue Mohamed V - BP 89
93.000 Tétouan
Tél : 05 39 96 15 45 – Fax : 05 39 96 42 92
E.mail : fibadet@gmail.com

Règlement Concours-Talents-Africains 2018



La bande dessinée arabe fait peau neuve On veut pouvoir aborder tous les sujets y compris des sujets tabous

La bande dessinée arabe fait peau neuve

De Casablanca en passant par Alger et Tunis, jusqu'au Caire, Bagdad ou Beyrouth, et même jusqu'en Syrie, ils forment aujourd'hui ce que l'on peut appeler une "nouvelle génération" de la bande dessinée arabe. Le musée d'Angoulême tente de faire connaître la richesse de cette bande dessinée arabe avec une exposition d'une quarantaine d'auteurs arabes. "Ce qui nous a frappés en préparant le projet, c'est qu'ils se connaissaient tous. Ils ont à peu près tous le même âge, à peu de chose près, entre trente et quarante ans, et ils ont énormément d'échanges entre eux", raconte Jean-Pierre Mercier, commissaire de l’exposition. "Avec les réseaux sociaux, c'est vrai ça facilite énormément la communication", ajoute Mohammed Elbellaoui, co-fondateur du collectif marocain Skefkef.

Le rassemblement des énergies est en effet indispensable dans un contexte où le lectorat est quasi inexistant et l'industrie totalement absente dans la plupart des pays de ses artistes. Alors il faut s'organiser. "Au Maroc, des études ont montré que chaque citoyen consacre trois minutes par an à la lecture ! Jusqu'ici, il n'y avait pas de BD arabe. Quand j'étais enfant il n'y avait rien. On avait parfois l'occasion de lire de la BD américaine, franco-belge, japonaise, parce qu'il en arrivait jusqu'au Maroc quelques exemplaires, mais c'était rare. Avec les Printemps arabes, ça s'est ouvert, et on a pu découvrir des choses par des circuits alternatifs", raconte ce jeune auteur. "Il y a eu un début de naissance de BD dans les années 60-70 en Tunisie, avec la forme des strips notamment. Mais avec l'arrivée de Ben Ali et la radicalisation du pouvoir, tout cela a disparu", raconte Seif Eddine Nechi, co-fondateur du collectif LAB-619 et de Soubia.com, un blog de BD en ligne.
Ces auteurs sont donc en train d'inventer une bande dessinée arabe. Sans aucun soutien, ils se prennent en main collectivement. Ils lancent des revues, montent des festivals, organisent des résidences. "Ce qui est frappant, c'est qu'ils travaillent tous ensemble. Les auteurs tunisiens vont être publiés dans les revues libanaises, ou inversement. Ils organisent des dizaines d'événements dans de nombreuses villes", raconte Jean-Pierre Mercier, qui dit avoir eu l'idée de cette exposition à l'occasion de ses visites au Festival CairoComix, à Beyrouth pour les Mahmoud Kahil Awards, ou au Maroc pour le Festival de bande dessinée de Tétouan.
"Pour nous c'est une source d'énergie, de sentir qu'on est ensemble", explique Seif Eddine Nechi, co-fondateur du collectif tunisien LAB-619. "On échange, on se critique… Franchement si parfois on perd courage, seul dans son coin, alors on retrouve les autres sur un événement ou même on échange via les réseaux sociaux et c'est reparti. Quand je rentre d'un festival je suis pressé de me remettre au boulot !", ajoute le dessinateur tunisien. "C'est une force d'être ensemble, c'est pas une question matérielle, c'est un esprit, un mouvement", ajoute Mohammed Elbellaoui.
Skefkef, LAB-619, TokTok, 12 tours, Garage, Ramadan Hardcore Webcomics ... "Les noms des collectifs sont drôles", souligne Jean-Pierre Mercier, "et pleins de sens, dans 'LAB-619' 619 est le numéro de code barre pour la Tunisie. Ou la Samandal Comics (salamandre), qui donne l'idée de transformation ou encore "Skefkef" c'est le nom d'un sandwich", raconte Jean-Pierre Mercier. "Oui c'est un sandwich très populaire, pas cher !", ajoute Mehdi Anassi, auteur marocain et co-fondateur du collectif Skefkef.
"Il y a aussi un souci d'indépendance", explique Jean-Pierre Mercier, qui passe aussi par la publication en ligne, “ce qui évite de discuter avec les autorités", ajoute le commissaire de l'exposition. "Ce qui est très frappant aussi, c'est de voir le nombre de femmes qui participent à ces collectifs. Ça remet bien en question les clichés que l'on peut avoir sur certains de ces pays. Alors qu'ici, en France, on est en train de se questionner sans arrêt sur la parité, quand on regarde cette nouvelle génération de la bande dessinée arabe, il y a au moins autant de femmes que d'hommes", se félicite Jean-Pierre Mercier.
A la question de savoir s'ils considèrent leur BD comme une BD militante, Mohammed Elbellaoui répond : "Le fait qu'on existe toujours. Rien que ça, le fait d'exister, c'est du militantisme". "C'est drôle de voir que certains auteurs s'autocensurent. Nous on veut être libres. Si on fait tout ça, c'est pour aller vers les gens, pour partager. On veut pouvoir aborder tous les sujets y compris les sujets tabous, les sujets de la société. Clairement, il y a des BD qui n'auraient pas pu voir le jour si on était passé par des circuits traditionnels", explique Mohammed Elbellaoui. "Oui nous on aborde tous les sujets, la sexualité, le terrorisme, la religion, les traditions marocaines", poursuit-il.
"Ce sont des sujets qui me parlent plus que la politique. Parler de politique ça n'avance à rien. L'enjeu n'est pas politique. Je dirais plutôt qu'on pratique des séances d'observation de nos sociétés", dit-il. "Les auteurs arabes explorent toute sorte de pistes : l'autofiction, ils s'amusent aussi beaucoup à détourner les codes de la BD occidentale, les super héros. Et il y a une autre chose frappante, qui traverse presque toute la BD arabe, c'est l'omniprésence de la rue, de la ville, de l'urbain", explique Jean-Pierre Mercier. "Ben oui on vit dans des villes. Y en a marre des clichés bidonville-désert-chameau", s'amuse Seif Eddine Nechi.

source : https://www.libe.ma/La-bande-dessinee-arabe-fait-peau-neuve_a94716.html
Jeudi 1 Février 2018

Ateliers d’animation Forum de BD de Tétouan-2017